infosport.org

Accueil > Actualités > Actualité

Contrats d'objectifs avec les fédérations : après l'annonce de la hausse, retour à la réalité moins 7 % ... mais pas pour tout le monde ! (16/03/2008)

Date de mise en ligne : 16/03/2008.

Actualités hebdomadaires et revue de presse

Sport

Soyez le premier à rédiger un commentaire !

Les fédérations sportives ont du mal à s'y retrouver. Après un début d'année en fanfare leur annonçant (dans un courrier courant janvier) des contrats d'objectif en hausse de 6.35 %, le secrétaire d'Etat aux sport Bernard Laporte a du se ranger aux arbitrages de Bercy : « l'enveloppe consacrée au financement des conventions d'objectifs avec les fédérations sportives est malheureusement en diminution de 7 % par rapport à l'année dernière « (courrier daté du 3 mars)

Annonce faite en mars pour un contrat courant sur l'année 2008 en pleine année olympique ! Ça fait désordre. Quant au surplus olympique, prime versée aux fédérations olympiques l'année des jeux pour intensifier la prépation : disparue volatilisée !

Mais nous dit-on dans l'entourage du ministère toutes les fédérations ne seront pas touchées. Sur les 5 millions d'Euros à économiser, seront taxés sur leur contrat le rugby (qui bénéficie de l'excédent de la coupe du monde), le foot (sans commentaire) et les fédérations non olympiques ainsi que les fédérations olympiques qui n'ont pas d'athlètes aux jeux.

Mais attention il ne s'agit pas d' augmentation du contrat pour les fédérations qui feront le voyage à Pékin, il s'agit juste de reporter l'enveloppe 2007 ou faire en sorte qu'elle diminue le moins possible.

Les fédérations pourront toujours se consoler avec ces bons mots du ministre qui visiblement n'a pas obtenu l'engagement pris par le président de la république pendant sa campagne 3 % du budget affecté au sport !

« J'aimerais que vous ne doutiez pas de l'engagement de l'Etat auprès des fédérations sportives délégataires. Nous avons fait et nous ferons tous ce qui est possible pour les soutenir. Les efforts considérables effectués en 2008 par mon ministère au sujet du remplacement de l'intégralité des départs à la retraites des professeurs du sport en sont d'ailleurs la preuve importante. Mais le possible a ses limites que nous devons nous attacher à compenser intelligemment ».

Bernard Laporte a visiblement compris qu'il n'obtiendrait pas grand chose de plus du gouvernement et c'est sans doute la raison qui le pousse aujourd'hui à inciter les entreprises à investir dans le sport... et il a raison.

La rédaction


© Réseau TERRITORIAL - BP 215 - 38506 VOIRON cedex - France